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209X272369Irvin_Yalom Irvin YALOM

Voilà un "roman" d'une très grande qualité, un de ces romans qui vous apporte plus qu'une histoire. L'auteur évoque la vie de Spinoza et parallèlement celle du nazi Alfred Rosenberg ami d'Hitler fer de lance de national socialisme. Fiction et réalité sont imbriquées mais c'est un livre qui permets d'apprendre, c'est cet aspect qui constitue sa grande qualité.

D'un côté un esprit supérieur, juif marane, qui sera banni de sa communauté pour ses idées, de l'autre un antisémite qui rencontrera les livres de Spinoza, sera attiré, fasciné par ce penseur hors norme admiré par Goethe. 

L'auteur nous fait entrevoir la pensée de Spinoza avec simplicité, sans avoir besoin de décortiquer l'Ethique ou ses autres oeuvres, c'est une performance remarquable. Il nous immerge dans l'intériorité d'un nazi, qui apparaît comme un "malade"  relevant d'une lourde psychothérapie mais qui n'en demeure pas moins un "monstre". D'un côté la Lumière de l'autre l'obscurité les deux facettes d'une humanité l'une source d'espérance l'autre de désespérance. La problématique est d'ailleurs constamment présente.

Ainsi on termine ce roman avec l'envie de connaître ou mieux connaître Spinoza. Merci à Irvin YALOM ancien professeur de psychiatrie à l'Université de Stanford,pour ce magnifique périple .

Pour conclure je reprendrai André Gide qui voyait "le roman comme de l'histoire qui aurait pu être, l'histoire comme un roman qui avait eu lieu"