Bonne et heureuse année 2018, lisez,lisez et lisez encore....

 

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Merci à D.BONA pour ce travail d’historien rigoureux et passionnant.

Dominique BONA à écrit un livre passionnant, nous plongeant dans le monde des peintres impressionnistes à travers la personnalité forte de Berthe MORISOT femme peintre dans un milieu d’homme et une société fin dix-neuvième très rigide.

« ...C’est Berthe qui finalement osera faire ce que personne avant elle n’a osé dans la famille: aller jusqu’au bout d’un rêve, être ce que nul autre n’a été depuis FRAGONARD : artiste peintre. »

Berthe MORISOT est la jeune femme en noir au bouquet de violette modèle d’Edouard MANET. « Le noir de MANET l’emblème de son style, c’est un noir qui brille et s’irise des autres couleurs de sa palette, ni funèbre, ni sinistre un noir dynamique et joyeux. Ardent, comme les yeux de Berthe, la flamme qui illustre le mieux la couleur qu’il préfère. »

Sa vie de femme, sera une vie d’artiste peintre entourée de MANET dont elle épousera le frère, DEGAS, MONET, RENOIR et de son très proche ami MALLARME. Ce sera la vie d’une femme libre, d’une grande peintre reconnue après sa mort. Une femme qui aura su conquérir sa liberté, sa place tant versant familial qu’artistique. Elle fera partie du tout nouveau groupe appelé les « impressionnistes », et jusqu’au bout le portera.

« Pour MANET la peinture est une affaire individuelle. Pour Berthe comme pour DEGAS, MONET, elle passe par une synergie de groupe et par une scission radicale avec l’art officiel. » Elle admire particulièrement DEGAS « DEGAS sait voir le malheur, la détresse dans les yeux et les gestes de ceux qu’il peint, et il sait arracher aux femmes leurs secrets, violents ou délicats ». Edgar DEGAS est avec Berthe MORISOT le personnage le plus mystérieux de l’impressionnisme. Nul n’a pénétré loin dans son jardin secret.

La famille à toujours compté pour Berthe, ses sœurs, sa mère, plus distante de son frère et se son père. Elle finira par fonder tardivement une famille avec Auguste MANET lui-même peintre et elle aura une fille Julie. A sa mort elle laissera un grand vide pour sa fille et ses amis qui auront à cœur d’exposer la quasi-totalité de ses œuvres, hommage plus que mérité pour cette artiste « qui inventa sa liberté ».

Le poète G.MOORE écrira après sa mort: « Ses toiles sont les seules toiles peintes par une femme qu’on ne pourrait détruire sans laisser un blanc, un hiatus dans l’histoire de l’art ».