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Mr GOLIADKINE petit fonctionnaire Saint pétersbourgeois, remarque lors d’un trajet quotidien pour se rendre à son travail, un homme devant lui qui lui rappelle quelqu’un. Cet homme empreinte le même chemin que Mr GOLIADKINE et  habite dans le même immeuble.

Chose encore plus cocace, il rentre comme s’il était chez lui dans l’appartement de Mr GOLIADKINE. Eberlué, médusé, Mr GOLIADKINE le suit jusque dans sa chambre où ce –dernier s’installe. La surprise est grande quand, Mr GOLIADKINE découvre le visage de cet inconnu qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, un autre lui-même !!

Ainsi deux GOLIADKINE se superposent, le « jeune » et « l’aîné ». Très vite l’impression d’un roman policier nous quitte, nous entrons très rapidement dans une histoire construite autour d’un récit clinique précis de psychose paranoïaque.

Le roman nous dépeint Jacob PIETROVITCH GOILIADKINE qui sombre au fil des pages dans un délire paranoïaque de plus en plus prégnant. Des scènes fortes décrivent la pathologie galopante de Mr GOLIADKINE, le comportement au bureau, le bal auquel il n’est pas invité, son comportement avec son valet.

Ce roman est une remarquable étude clinique à trois GOLIADKINE le « jeune », GOLIADKINE « l’aîné », l’auteur, qui dans l’ensemble de son œuvre a toujours fait fonctionner les ressorts profonds, « souterrains » de l’homme.

André GREEN dans la préface du livre écrit :

« Tout écrivain est double à plusieurs sens. Il y a sans doute plus de vérité dans ce double que dans les traités de psychiatriques de l’époque. Le double affirme ainsi notre destin d’être divisé, entre l’image que nous souhaiterions, et celle que nous renvoie notre alter égo méconnu. »

 

imagesL6I9UPXD Fédor Dostoïevsky