lire et philosopher pour vivre

12 octobre 2021

"Tortilla Flat" John STEINBECK

Tortilla Flat

 

Tortilla Flat est présenté comme un roman plus léger, plus gaie, mais ce n’est à mon sens pas le cas.

« C’est l’histoire de Danny, des amis de Danny, et de la maison de Danny » qui narre le quotidien d’une poignée d’amis vivant hors de la société à Monterey dans un quartier Tortilla Flat.

« DANNY est un paisano qu’est-ce qu’un paisano ? C’est un mélange de sang espagnol, indien, mexicain, avec des assortiments caucasien. »

Danny destiné à la rue et la pauvreté absolue, reçoit en héritage deux maisons. Il décide d’en louer une à son ami PILLON sans loyer vraiment !

« Il est impossible de savoir si DANNY s’attendait à toucher un loyer, ni si PILLON avait l’intention d’en payer un. Si tel était le cas, ils allaient tous les deux au-devant d’une déception. DANNY ne réclama jamais rien et PILLON n’offrit pas davantage. »

Finalement cette maison brulera par l’inconséquence de PILLON et ses amis, et tous viendront s’installer chez DANNY. Aucuns ne travaillent, ils se laissent vivre, insouciant, hors des réalités. C’est le roman de l’antimatérialisme, seuls primes les rapports humains du moment, une solidarité de la pauvreté, de la marginalité. La vie de DANNY et ses amis semble ne pas avoir de sens, nihilisme qui ira à son terme.

Les thèmes de l’amitié, de la solidarité, de la déconstruction, se retrouvent également dans le roman « des souris et des hommes ». Un roman philosophique et spirituel.

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28 septembre 2021

" De la brièveté de la vie" Sénèque

 

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Nous pensons la vie courte, à tort, pas le temps de lire, étudier, aimer, pas le temps pour ce qui est important et pourtant que de temps nous gaspillons nous dit SENEQUE.

« Comment quelqu’un peut-il avoir l’audace de se plaindre de la morgue d’autrui alors qu’il ne trouve jamais le temps de se consacrer à soi-même ? »

« Toutes vos craintes sont des craintes de mortels, mais tous vos désirs sont des désirs d’immortels. »

Nous avons le temps de nous améliorer, d’acquérir de la sagesse, une vision claire du monde et de notre rôle.

« …Il faut toute une vie pour apprendre à vivre et, ce qui te paraîtra encore plus surprenant, il faut toute une vie pour apprendre à mourir. »

Introspection, pensées essentielles, c’est un travail journalier, constant.

« Personne ne ramènera les années en arrière, personne ne te rendra une seconde fois à toi-même. »

« Le plus grand obstacle à la vie est l’attente qui est suspendue au lendemain et qui gâche le jour présent. »

Le présent est très souvent gaspillé, soucis quotidien, occupations dérisoires, critiques d’autrui, soif d’or, de pouvoir…

« La vie se divise en trois périodes : ce qui a été, ce qui est, ce qui sera. »

« Ce n’est pas que nous disposions de très peu de temps, c’est plutôt que nous en perdons beaucoup. »

Bien sûr pour atteindre la sagesse il faut un esprit le plus libre possible. Les obligations matérielles diverses et variées noircissent tout ce qui pourrait être essentiel, le monde moderne des écrans disqualifient souvent une bonne utilisation de notre patrimoine, temps si précieux.

« La vie du sage s’étend donc amplement et il ne connaît pas les limites dans lesquelles sont enfermées les autres gens. Lui seul échappe aux lois du genre humain : tous les âges lui sont soumis comme à la divinité. Une période s’est-elle achevée il l’embrasse par le souvenir. Sagit-il du présent ? Il le met à profit du futur ? Il l’anticipe. Ce qui lui confère une longue vie, c’est qu’il rassemble tous les temps en un seul. »

Ainsi la leçon qu’il faut tirer de cette prise de conscience du temps, SENEQUE nous l’enseigne.

« Mais ceux qui oublient le passé, négligent le présent, craignent le futur, ont une vie très brève et très tourmentée. » « La vie se déroulera d’occupation en occupation. On ne vivra jamais pour soi-même mais on ne cessera de le souhaiter ».

« S’il est vrai que la condition des gens accaparés par leurs occupations est misérables, la plus misérable est celle des gens qui ne se démènent même pas pour leur propre compte, qui règlent leurs sommeil sur celui d’autrui, qui règlent leur pas sur celui d’autrui et auxquels on commande les sentiments les plus libres qui soient : l’amour et la haine. Si ces gens veulent savoir combien leur vie est brève, qu’ils songent quelle part infime de leur vie leur appartient. »

 Diderot a commenté ce petit livre philosophique.

« La vie est courte, dit SENEQUE, que par le mauvais emploi qu’on en fait. »

Quel est le bon emploi ? ARISTOTE nous dit la vertu.

« Se cacher son âge, c’est vouloir mentir au destin » C’est un manque de sagesse, c’est la négation d’une période importante de la vie que tout le monde n’a pas l’occasion de vivre. Travaillons donc : le travail, entre autres avantages, à celui de raccourcir les heures et d’étendre la vie. »

Quel travail ? Celui imposé pour vivre, celui qu’on veut faire en liberté ? Travailler pour apprendre, un travail fécond et non une production pure et dure.

« La course de notre vie est déjà fort avancée lorsque nous sommes capables de quelque chose de grand. »

« Il est bien de penser à la mort, mais afin de se hâter de rendre sa vie utile. »

Qu’est-ce qu’une vie utile ? Je n’aime pas trop ce mot, je préfère une vie pleine, fraternelle, basée sur le travail des vertus même si ce n’est plus à la « mode ».

Prendre conscience de notre capital temps pour créer de belles choses, étudier pour se construire et s’élever, aider pour générer une société plus juste au sens éthique. Laisser place au futile de façon mesurée.

Ce manuel de SENEQUE est une aide et une incitation au bien commun, lisez-le !

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14 septembre 2021

"Des souris et des hommes" John STEINBECK

 

 

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Un petit roman, d’une grande humanité, à la fois simple et complexe. Deux hommes vont de ranchs en ranchs vendre leurs services pour vivre. LENNIE un grand gaillard très fort avec le cerveau d’un enfant et GEORGES son protecteur depuis l’enfance.

LENNIE aime les animaux qu’il peut caresser ; souris, chiens, lapins, il recherche l’affection, il veut toujours être rassuré comme un petit enfant qui a peur mais avec de grosses mains… ! 

« C’est un brave type dit Slim. Y a pas besoin d’avoir de la cervelle pour être un brave type. Des fois, il me semble que c’est même le contraire. Prend un type qu’est vraiment malin, c’est bien rare qu’il soit un brave gars ».

GEORGES a un rêve, posséder un lopin de terre, une petite maison, et vivre heureux avec LENNIE. Rêve et réalité s’accordent rarement. John, STEINBECK nous peint une galerie de personnages qui donnent toute la densité à l’histoire, le fils du patron du ranch hargneux et méchant, le seul homme noir mis de côté, et quelques hommes qui travaillent déjà au ranch.

« L’œuvre de STEINBECK est avant tout l’œuvre d’un romantique et d’un poète à sensibilité aigue mais tenue correctement en laisse ainsi qu’il sied à tout Anglo-Saxon de notre siècle. »

GEORGES aime LENNIE et le protège malgré tous ses travers car il n’est pas méchant mais bête. Jusqu’où l’amour et l’amitié peuvent nous emmener ? Y-a-t-il des limites ?

« STEINBECK sait envelopper ses pages les plus atroces dans une atmosphère de conte fantastique où l’on peut déceler la trace de ses attaches irlandaises » écrit Maurice Edgard COINDREAU.

La haine de l’autre qui est différent, plus grand, noir, infirme, pauvre… La seule femme du livre épouse du fils du patron se sent seule, vit dans ce qu’elle aurait pu être, là encore la réalité est cruelle.

Un très beau roman qui ne peut laisser indifférent, qu’on peut lire d’une traite, « Ce livre est bref, son pouvoir est long. » Joseph KESSEL.

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24 août 2021

"Si c'est un homme" Primo LEVI

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Ce texte d’une grande intensité est un témoignage qui nous fait percevoir, pour ne pas dire apercevoir, ce que des millions de femmes, enfants, hommes, ont vécus dans les camps de la mort nazie. Ce témoignage a marqué les esprits. La dureté physique insupportable pour la plupart, la faim, la soif, le froid, les maladies. La souffrance morale, psychologique s’y ajoutant.

« Quand il pleut, on voudrait pour voir pleurer. C’est novembre, il pleut depuis dix jours et la terre ressemble au fond d’un étang. Tout ce qui est en bas a une odeur de champignon. Si je pouvais faire dix pas sur la gauche, là sous le hangar, je serais à l’abri je me contenterai bien d’un sac pour me couvrir les épaules, ou même de l’espoir d’un feu où me sécher, ou à la rigueur d’un bout de chiffon sec à glisser entre mon dos et ma chemise. J’y pense, entre deux coups de pelle et je me persuade qu’un morceau de tissu sec serait vraiment un pur bonheur ».

Une population massacrée par une haine aveugle. Un quotidien décrit par Primo LEVI qui nous apprend en théorie la différence entre vivre et survivre, qui met en exergue la laideur humaine, mais aussi l’émergence d’une force insoupçonnée qui laisse filtrer un filet lumineux au milieu d’un ciel noir. Déshumanisation totale du peuple juif coupable de tous les maux de la terre. Un antéchrist qui a pu exercer son sacerdoce satanique et dont la nation allemande portera le poids ad vitam aeternam. Primo LEVI nous décrit en détail ses jours et nuits dans les grottes de l’enfer d’AUCHWITZ.

« On nous fit alors monter dans des autocars qui nous conduisirent à la gare de Carpi. C’est là que nous attendaient le train et l’escorte qui devait nous accompagner durant le voyage. C’est là que nous reçûmes les premiers coups : et la chose fut si inattendue, si insensée, que nous n’éprouvâmes nulle douleur ni dans le corps ni dans l’âme, mais seulement une profonde stupeur : comment pouvait-on frapper un homme sans colère ? Il y avait douze wagons pour six cent cinquante personnes. Dans le mien nous n’étions que quarante-cinq, mais parce que le wagon était petit. Pas de doute, ce que nous avions sous les yeux, ce que nous sentions sous nos pieds, c’était un de ces fameux convois allemands, de ceux qui ne reviennent pas, et dont nous avions si souvent entendu parler, en tremblant, et vaguement incrédules. C’était bien cela, très exactement  : des wagons de marchandises, fermés de l’extérieur, et dedans, entassés sans pitié comme un chargement en gros, hommes, femmes et enfants, en route pour le néant, la chute, le fond. Mais cette fois c’est nous qui sommes dedans. Les portes s’étaient aussitôt refermées sur nous mais le train ne s’ébranla que le soir. Nous avions appris notre destination avec soulagement à AUCHWITZ un nom dénué de signification pour nous mais qui devait bien exister quelque part sur la terre. »

Le mal à grande échelle est là, il a existé, il pourrait revenir, l’humanité doit être vigilante et lucide, car de nouvelles barbaries sont à nos portes et un nouvel Hitler pourrait s’imposer avec l’aide des « aveugles », des lâches, des sots.

NIETZCHE s’est trompé Dieu n’est pas mort car le surhomme est apparu en toute humilité.

Cette tragédie de l’histoire, ces destins individuels, amènent de nombreuses questions philosophiques et spirituelles.

Comment rester un homme dans un tel système de déshumanisation ?

Est-il possible de résister, de désobéir ?

L’existence de Dieu et la présence de mal ?

« Aujourd’hui je pense que le seul fait qu’un AUSCHWITZ ait pu exister devrait interdire à quiconque, de nos jours de prononcer le mot de Providence : mais il est certain qu’alors le souvenir des secours bibliques intervenus dans les pires moments d’adversité passa comme un souffle dans tous les esprits. »

Quelle responsabilité collective  d’avoir laissé faire ?

« Savoir, et faire savoir autour de soi était pourtant un moyen pas si dangereux, au fond de prendre ses distances vis-à-vis du nazisme, je pense que le peuple allemand, dans son ensemble, n’ya pas eu recours, et je le considère pleinement coupable de cette omission délibérée. »

Pourquoi l’antisémitisme ?

Aujourd’hui l’antisémitisme est toujours présent comment est-ce possible ? Un autre totalitarisme mortifère est à nos portes et à nouveau pas de prise de conscience collective, l’histoire se répète, éternel retour qui fait le lit du Mal et qui souligne l’entière responsabilité de l’homme.

« Vous qui vivez en toute quiétude, bien au chaud dans vos maison, vous qui trouvez le soir en rentrant la table mise et des visages amis considérez si c’est un homme celui qui peine dans la boue, qui ne connaît pas de repos, qui se bat pour un quignon de pain, qui meurt pour un oui pour un non, considérez si c’est une femme que celle qui a perdu ses cheveux et son nom et jusqu’à la force de se souvenir, les yeux vides et le sein froid, comme une grenouille en hiver, méditez que cela fut, je vous commande ces paroles gravez les dans votre cœur dans la maison ou en voyage en vous couchant en vous levant, répétez-les à vos enfants ou que votre maison s’écroule ou que la maladie vous accable que vos enfants détournent leurs visages de vous ».

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02 août 2021

"Salammbô" Gustave FLAUBERT

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FLAUBERT écrit un roman atypique pour l’époque, surprenant, un registre très différent de ses autres écrits. Il choisit un lieu, une époque, peu connus, un thème mystérieux : l’orientalisme.

« Les lueurs vacillantes du pétrole qui brûlait dans ses vases de porphyre effrayèrent au haut des cèdres, les singes consacrés à la lune. Ils poussèrent des cris ce qui mit les soldats en gaîté. »

Malgré les chapitres de destructions, de brutalités, le roman est poétique.

« Une lumière éblouissante leur fit baisser les yeux. Puis ils perçurent tout à l’entour une infinité de bêtes, efflanquées, haletantes, hérissant leurs griffes, et confondues les unes par-dessus les autres dans un désordre mystérieux qui épouvantait. Des serpents avaient des pieds, des taureaux avaient des ailes, des poissons à têtes d’hommes dévoraient des fruits, des fleurs s’épanouissaient dans la mâchoire des crocodiles, et des éléphants, la trompe levée, passaient en plein azur, orgueilleusement, comme des aigles. Un effort terrible distendait leurs membres incomplets ou multipliés. Ils avaient l’air, en tirant la langue, de vouloir faire sortir leur âme, et toutes les formes se trouvaient là, comme si le réceptacle des germes, crevant dans une éclosion soudaine, se fut vidé sur les murs de la salle. »

L'histoire se déroule durant la guerre des Mercenaires après la première guerre punique, c’est-à-dire impliquant CARTHAGE en 238 avant JC. Les mercenaires se révoltent contre CARTHAGE qui après avoir utilisé leurs services refusent de les payer, les caisses, il faut le préciser étaient quasi vides.

HAMILCAR BARCA général de CARTHAGE vaincra les mercenaires dirigés par MATHO et SPENDIUS mais en s’adressant au conseil des sages de CARTHAGE « Les quatre Pontifes se tenaient au milieu, dos à dos, sur quatre sièges d’ivoire formant la croix : le grand prêtre d’ESCHMOÛN en robe d’hyacinthe, le grand-prêtre de TANIT en robe de lin blanc, le grand-prêtre de KHAMON en robe de laine fauve, et le grand-prêtre de MOLOCH en robe de pourpre. » il dit :« Pourquoi donc, malgré vos lois, les avez-vous rappelés à CARTHAGE ? Et quand ils sont dans votre ville, pauvres et nombreux au milieu de toutes vos richesses, l’idée ne nous vient pas de les affaiblir par la moindre division ! Ensuite, vous les congédiez avec leurs femmes et leurs enfants, tous sans garder un seul otage ! Comptiez-vous qu’ils s’assassineraient pour vous épargner la douleur de tenir vos serments ? Vous les haïssez parce qu’ils sont forts ! Vous me haïssez encore plus moi leur maître ! Oh je l’ai senti, tout à l’heure, quand vous me baisiez les mains, et que vous vous reteniez tous pour ne pas les mordre. » HAMILCAR est cynique sans aucune compassion.

SALAMMBÔ est la fille d’HAMILCAR c’est un personnage de roman contrairement aux autres protagonistes, mystérieuse elle envoûtera MATHO jusqu’à le perdre.« Sa chevelure, poudrée d’un sable violet, et réunie en forme de tour selon la mode des vierges chananéennes, la faisait paraître plus grande. Des tresses de perles attachées à ses tempes descendaient jusqu’aux coins de sa bouche, rose comme une grenade entrouverte. »

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Le roman débute ainsi : « C’était à MEGARA, faubourg de CARTHAGE, dans les jardins d’HAMILCAR » un début de conte, une phrase magnifique, poétique, envoûtante. Nous plongeons immédiatement dans l’orientalisme de l’époque.

FLAUBERT ira deux fois à CARTHAGE, il a une passion pour l’Orient. Il veut s’imprégner, il lira énormément sur cette époque, il fera un travail d’érudit.

FLAUBERT est frappé par la capacité de l’homme à s’autodétruire, il est également animé par une fuite du temps présent qu’il n’apprécie pas.

La guerre sera féroce, mystique, avec ses dieux présents mais non acteurs comme dans l’Iliade et l’Odyssée.

« Puis les flaques d’eau se multiplièrent. Le sol, peu à peu, devenait plus mou, les pieds s’enfonçaient, HAMILCAR ne se détourna pas. Il allait toujours en tête, et son cheval couvert de macules jaunes comme un dragon, en jetant de l’écume autour de lui, avançait dans la fange à grand coups de reins. »

Il y a des passages très marquants : lorsque SALAMMBÔ va récupérer le voile sacré ZAIMPH qui a été volé par MATHO, et lorsque MATHO déambule prisonnier à la merci du peuple, une vision quasi christique.

FLAUBERT en écrivant ce roman nous montre un pessimisme sur l’homme capable de tout détruire par des massacres de masses, mais aussi des massacres de soi-même, l’épisode du sacrifice des enfants brûlés vifs pour le dieu MOLOCH. L’homme superstitieux et violent désole FLAUBERT, c’est en même temps une prise de conscience sur la condition humaine qui débute en cette fin XIXème.

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