lire et philosopher pour vivre

19 janvier 2019

"Cent ans de solitude" Gabriel Garcia Marquez

img916

 

Un chef d’œuvre de la littérature. Un village mythique, une dynastie les Buendia, une aventure hors du commun, onirique, philosophique, poétique, mystique, fantastique. Un livre envoûtant, déroutant, prenant. MARQUEZ avec ce roman rentre dans la cour des grands.

Nous ne parlerons pas de l’histoire, que dis-je des histoires du livre car il faut investir ses territoires, être auprès d’Auréliano, Ursula, José… C’est une généalogie ésotérique dans un monde parallèle.

"  A aucun moment de sa vie Aureliano n’avait été aussi lucide qu’en cet instant où il oublia ses morts et la douleur de ses morts, et se remit à clouer portes et fenêtres avec les croisillons de Fernanda, afin de ne se laisser déranger par aucune tentation du monde extérieur, car il savait à présent que dans les parchemins de Melquiades était écrit son destin…C’était l’histoire de la famille rédigée par Melquiades jusque dans ses détails quotidiens, avec 100 ans d’anticipation..."

 

Gabriel-Garcia-MarquezGabriel Garcia Marquez

 

Posté par karismatic à 09:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


25 décembre 2018

Noël, Nouvel An

Lisez pour vous élever, mieux connaître l'autre, le monde, en tirer des enseignements pratiques.

Je vous souhaite un Joyeux Noël ainsi qu'une année 2019 apaisée.

Je vous propose un poème de Beaudelaire, peut-être un des plus anciennement composés. Poème tiré d'un incident de voyage, lorsqu'il naviguait vers l'île Maurice.

L'albatros

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage

Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,

Qui suivent, indolents compagnons de voyage,

Le navire glissant sur les gouffres amers

 

A peine les ont-ils déposés sur les planches,

Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux

Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches

Comme des avirons traîner à côté d'eux

 

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!

Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!

L'un agace son bec avec un brûle-gueule,

L'autre mime, en boîtant, l'infirme qui volait!

 

Le poète est semblable au prince des nuées

Qui hante la tempête et se rit de l'archer;

Exilé sur le sol au milieu des huées,

Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Les Fleurs du Mal, éd. de 1861

 

Posté par karismatic à 09:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

16 décembre 2018

"Sur les chemins noirs" Sylvain TESSON

 

A14637

C’est après une chute qui aurait pu être totalement invalidante, que Sylvain TESSON a voulu emprunter les chemins noirs. Ces chemins représentés par un trait fin sur les cartes, que très peu empruntent.

sylvain-tesson-sur-chemins-noirs-T-uTs1Oy

 

Un parcours initiatique pour l’auteur. Les ronces, les orties, des paysans oubliés de tous, des paysages à l’abandon, menacés par l’urbanisation galopante. C’est un cheminement hexagonal hors du monde, tellement méconnu, tellement oublié. C’est la description de géographies variées, qui sont encore là mais pour combien de temps ?

« Récemment, le Chef de l’Etat français s’était piqué d’infléchir le climat mondial quand il n’était pas même capable de protéger sa faune d’abeilles et de papillons. »

Un livre qui décrit avec lucidité l’état de nos campagnes les plus reculées, toutes vouées à disparaître ainsi que leurs traditions et terroirs. La mondialisation en marche permanente accompagnée d’une production exponentielle toujours plus forte, pulvérisant tout sur son passage sans se soucier des conséquences sociales et écologiques.

« Un des lointains premier ministre de la Vème République Jean-Marc AYRAULT période Anatole France, avait commandé en son temps un rapport sur l’aménagement des campagnes françaises. »

… « Parmi la batterie de mesures du rapport on lisait des choses comme le droit à la pérennisation des expérimentations efficientes et l’impératif de moderniser la péréquation et de stimuler de nouvelles alliances contractuelles » : « Quelle  était cette langue étrangère ? De quoi les auteurs de phrases pareilles nourrissaient-ils leur vie ? Savaient-ils le plaisir de s’essuyer la bouche d’un revers de la veste après une goulée de vin de Savoie, la jouissance de se coucher dans l’herbe quand la silhouette d’un oiseau égayait le ciel ? »

« Dans les cosaques de Tolstoï, un vieux soldat emmène dans la forêt de jeunes cadets russes sortis de l’école militaire. Ce sont de brillants officiers. Ils ont leurs diplômes, leurs sciences, leurs médailles, mais ils ne voient pas la trace des bêtes au sol, ils ne déchiffrent rien des signes du vent dans les arbres. Et le vieux a ce mot : « Ils sont savants, mais ils ne savent rien. »

Nous terminerons avec le témoignage lucide d’un paysan : « Vous voyez, j’ai été le fils puis le père d’un paysan. Entre les deux, la parenthèse d’une vie. On vivait avec quatre ou cinq vaches. On faisait trois Saint Nectaires par jour. Ils en font cent cinquante aujourd’hui. »

« Je n’avais pas mené l’étude nécessaire à comprendre la mécanique de ces phénomènes ni ne disposais de la puissance intellectuelle pour les analyser. Mais je pressentais que notre hôte soulevait-là un point crucial. Le sentiment de ne pas habiter le vaisseau terrestre avec la même grâce provenait d’une trépidation générale fondée sur l’accroissement. Il y avait eu trop de tout soudain. Trop de productions, trop de mouvements, trop d’énergies.

Dans un cerveau, cela provoquait l’épilepsie.

Dans l’histoire, cela s’appelait la massification.

Dans la société, cela menait à la crise. »

Sylvain TESSON est un grand voyageur, un géographe, un philosophe, un des rares en capacité de mettre sa vie en adéquation avec ses idées, ses principes.

f705c5cc-vod3f0be028d4cb946c5079e8499bb543b386138369825bd50faafd51eab8c33122

                                                                              Sylvain TESSON

 

Posté par karismatic à 09:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

01 décembre 2018

"Les ronces" Cécile COULON

 

 

 

« La poésie, c'est quand le silence prend la parole »

               Georges Duhamel

 

41EQrSQP+BL__SX195_

 

 Les ronces, une œuvre poétique en prose. Des photographies, des rencontres, des introspections, des paysages, des amours, l’autre, des ambiances, des lieux, des émotions, des souvenirs.

Une histoire, des histoires, peintes par les mots, par des moments forts, des rythmes. De la joie, de la mélancolie, de la solitude, la vie. Des textes qui frappent les cœurs, un chemin de ronces qu’il faut emprunter, un feu intérieur qui est la vie.

La poésie ne se commente pas, elle se vit, elle nous saisit, elle nous fait pleurer, rire, battre le cœur, elle est hors du temps, elle est beauté, appel au regard, philosophie du temps qui passe.

"  Je voudrais que la poésie soit aussi naturelle à ceux

   qui m’entourent que l’émotion

   qui jaillissait cette nuit-là, devant cette place,

   avec cette facilité improbable des moments qui n’auraient pas dû être,

   qui furent tout de même, mal fichus, débordants de grâce et de parole improbables."

   J’aimerais vous offrir des frites Les Ronces

 

"Il faudrait plus souvent dire aux êtres tristes

   que ce qui ne doit pas arriver

   généralement n’arrive pas"

  Une chanson particulière Les Ronces

 

" J’ai beau savoir que personne ne coïncide

   a soi-même, je continue de croire

   qu’il existe un endroit

   pur de toute innocence stupide

   où les hommes aveugles nous regardent

   droit dans les yeux "

  Croire Les Ronces

 

Enfin je terminerai sur ces quelques lignes magnifiques !

   "un poème c’est quelque chose

   d’éphémère et joli

   comme la signature d’un doigt

   sur la buée d’une vitre."

course-a-pied-cecile-coulon_4075649Cécile COULON

le recueil de poésies de Cécile Coulon, Les Ronces, a reçu le prix Guillaume-Apollinaire.

Depuis 77 ans que le prix existe, c'est la première fois qu'il est remis à une première oeuvre. Les Ronces (éd. Le Castor Astral).

Posté par karismatic à 16:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

17 novembre 2018

"Les chiens de chasse" Jorn Lier HORST

 

 

product_9782072695001_195x320

 

Un polar norvégien, décidément c’est un territoire qui inspire le roman noir. Jorn Lier Horst est un ancien policier (20 ans de service) qui écrit bien et sait capter l’attention du lecteur. L’histoire est originale.

William WISTING un policier consciencieux, se voit reprocher 17 ans plus tard d’avoir introduit des preuves pour faire condamner le suspect de l’époque, qui fut condamné à une lourde peine.

C’est ce suspect avec son avocat qui déclenche la procédure.

A partir de là, une nouvelle enquête commence, parallèlement une affaire similaire à lieu sur laquelle la fille de WISTING enquête en tant que journaliste. Deux affaires ayant manifestement un lien, sans temps mort, avec quand même un espace vie privé des protagonistes qui offrent un équilibre à l’histoire.

Prix 2018 du meilleur polar scandinave

images

JL HORST nous explique les ressorts de son roman :

"Les Chiens de chasse repose en grande partie sur un vécu personnel et peut-être plus particulièrement sur mon travail lors de la plus grande affaire d’extorsion de fonds qu’ait connue la Norvège où, à l’instar de William Wisting dans le roman, j’ai été convoqué par la police des polices et accusé d’avoir produit de fausses preuves. J’ai évidemment été blanchi, mais en tant qu’enquêteur de longue date, il va sans dire que ça fait une drôle d’impression de se retrouver en salle d’interrogatoire de l’autre côté de la table et de devoir répondre à des questions."

Posté par karismatic à 13:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


28 octobre 2018

Philosophons ce matin avec Arthur Schopenhauer

5353645049_55c2643937_b

 

Le bonheur et la sagesse selon Arthur Schopenhauer

Arthur Schopenhauer a tenté d’approfondir la philosophie pratique de Kant dans ses Aphorismes sur la sagesse dans la vie. Dans cette sorte de bréviaire de sagesse moderne, Schopenhauer emprunte autant aux Anciens (Sénèque, Epictète, Epicure) qu’aux Modernes (Kant, Fichte).

Schopenhauer et les 3 critères du bonheur : l’être, l’avoir, l’apparaître.

Schopenhauer affirme que 3 conditions expliquent les différences de bonheur entre les hommes :

1/ – ce que l’on est : la personnalité (le critère les plus important)

2/ – ce que l’on a : avoirs et la richesse (un minimum de possessions est nécessaire pour être heureux)

3/ – ce que l’on représente : notoriété, rang, honneur.

1/ Ce que l’on est.

La santé est la condition sine qua non du bonheur. L’être est ce qui importe le plus “nous nous accompagnons nous-mêmes tout au long de la vie” (contrairement aux richesses ou à la réputation qui peuvent changer).

Schopenhauer distingue deux types d’hommes : l’homme normal et l’homme intellectuel.

– Pour l’homme normal, la vie consiste à passer le temps, à accroître sa richesse extérieure. Or, cette dernière est éphémère, donc sa vie est une éternelle insatisfaction. Il se concentre sur les forces reproductives (manger, sexualité) et les jouissances de l’irritabilité (voyages, guerre). Autrement dit, l’homme normal se fuit, il vit en dehors de lui-même.

– Pour l’homme intellectuel, la vie est solitude choisie, source d’enrichissement intérieur, il se “suffit à lui-même” et n’a rien à attendre d’autrui. Ses activités sont celles de la sensibilité : penser et contempler font que “son centre de gravité tombe en lui-même

2 / Ce que l’on a.

L’homme intellectuel doit avoir très peu de choses car :

– il a appris à restreindre ses désirs

– l’absence de travail lui laisse le loisir de penser

L’homme normal fonde sa vie sur l’accumulation, sur le travail qui lui permet de chasser l’ennui

3/ Ce que l'on représente.

Chacun cherche à éviter le dédain ou l’humiliation, à obtenir l’opinion favorable d’autrui. C’est pourquoi l’opinion d’autrui est nuisible à notre bonheur. L’homme sage doit faire la part entre la valeur qu’il est en lui-même et la valeur qu’autrui lui attribue.La vanité est la base de cette volonté de reconnaissance. Le bonheur n’est pas à chercher dans la considération d’autrui car il s’agirait d’un bonheur externe, fluctuant, éphémère.

Pour échapper à autrui, le sage doit vivre seul, dans l’orgueil de sa propre valeur.

La définition du bonheur chez Schopenhauer : Une morale de l’ascèse.

Le bonheur, selon Schopenhauer, se mesure aux maux que l’on a évités, et non aux plaisirs que l’on a goûtés. Il ne faut pas vivre heureux, mais le moins malheureux possible, donc, la définition du bonheur chez Schopenhauer est par conséquent négative (cf. les stoïciens) :

– “L’erreur est infiniment moindre chez celui qui, d’un oeil trop sombre, considère ce monde comme une espèce d’enfer et n’est occupé qu’à s’y procurer un logis à l’épreuve des flammes

 

Posté par karismatic à 09:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

24 octobre 2018

"Pêcheur d'Islande" Pierre Loti

 

001069108

 

Un roman de Pierre LOTI que je viens de relire avec plaisir. Cette Bretagne du bout du monde et ses pêcheurs ayant la mer comme femme et leur femme comme maîtresse.

Les pêcheurs d’Islande partent la moitié de l’année pour une pêche fructueuse dans les mers du nord. Un voyage périlleux, parfois sans retour. Un travail qui se transmet de père en fils. Les femmes dévouées, seules, vivent dans l’attente et l’espérance.

« Il allait chaque année faire la grande pêche dangereuse dans ces régions froides où les été n’ont plus de nuits. »

Gaud est amoureuse de Yann ? ils ne s’avouent leur amour que tardivement. Il l’épousera avant son départ. « Quelle chose singulière et inattendue, ce grand garçon avec ses allures désinvoltes, son aspect terrible toujours traité chez lui en petit enfant et trouvant naturel ayant connu le monde, toutes les aventures, tous les dangers, et conservant pour ses parents, cette soumission respectueuse absolue. »

A sa mère : … « Soumis plus qu’un enfant pour les petites choses de la vie, il était depuis longtemps son maître pour les grandes, échappant à toute pression avec une indépendance tranquillement farouche. »

Un roman poétique, une ambiance dur, des destins cruels, une vie particulière que celle des pêcheurs d’Islande.

Pierre LOTI relate une histoire simple nous restituant un univers où la mer fait vivre à son rythme et à son humeur les hommes et les femmes unies à elle.

loti Pierre Loti

 

Posté par karismatic à 20:49 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

01 octobre 2018

"Le double" Fédor DOSTOÏEVSKI

 

img767

 

Mr GOLIADKINE petit fonctionnaire Saint pétersbourgeois, remarque lors d’un trajet quotidien pour se rendre à son travail, un homme devant lui qui lui rappelle quelqu’un. Cet homme empreinte le même chemin que Mr GOLIADKINE et  habite dans le même immeuble.

Chose encore plus cocace, il rentre comme s’il était chez lui dans l’appartement de Mr GOLIADKINE. Eberlué, médusé, Mr GOLIADKINE le suit jusque dans sa chambre où ce –dernier s’installe. La surprise est grande quand, Mr GOLIADKINE découvre le visage de cet inconnu qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, un autre lui-même !!

Ainsi deux GOLIADKINE se superposent, le « jeune » et « l’aîné ». Très vite l’impression d’un roman policier nous quitte, nous entrons très rapidement dans une histoire construite autour d’un récit clinique précis de psychose paranoïaque.

Le roman nous dépeint Jacob PIETROVITCH GOILIADKINE qui sombre au fil des pages dans un délire paranoïaque de plus en plus prégnant. Des scènes fortes décrivent la pathologie galopante de Mr GOLIADKINE, le comportement au bureau, le bal auquel il n’est pas invité, son comportement avec son valet.

Ce roman est une remarquable étude clinique à trois GOLIADKINE le « jeune », GOLIADKINE « l’aîné », l’auteur, qui dans l’ensemble de son œuvre a toujours fait fonctionner les ressorts profonds, « souterrains » de l’homme.

André GREEN dans la préface du livre écrit :

« Tout écrivain est double à plusieurs sens. Il y a sans doute plus de vérité dans ce double que dans les traités de psychiatriques de l’époque. Le double affirme ainsi notre destin d’être divisé, entre l’image que nous souhaiterions, et celle que nous renvoie notre alter égo méconnu. »

 

imagesL6I9UPXD Fédor Dostoïevsky

Posté par karismatic à 20:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

16 septembre 2018

"La verge noire" Odile Avril

 

large_memtemps_2015_vergenoire

 

Il a fallu une rencontre dématérialisée, improbable pour que je m’intéresse à une forme de littérature que je ne côtoyais pas. Aujourd’hui, je suis ravi de publier un billet sur cette nouvelle ou novella de « Mémoire du Temps »

Odile nous plonge dans un univers de science-fiction loufoque auquel on ne croit pas mais dont on ne peut pas se détacher. Originale, bien écrite, cette histoire relève de la métaphore, et offre aux lecteurs à partir de sa légèreté de la profondeur.

L’auteure nous rappelle que nous ne sommes que les locataires de la terre et que la détruire au nom du profit et par bêtise c’est oublier qu’il y a un loyer à payer, un inventaire à faire et qu’une expulsion définitive des lieux est envisageable.

Faire appel à la prise de conscience d’individus motivés que par eux-mêmes, leurs plaisirs immédiats, et mus par la pensée altruiste « après moi le déluge » c’est une tâche très difficile à la mesure de Don Quichotte. Il reste les autres, ceux qui n’y pensent pas ou de temps en temps. Le paiement du loyer doit-on le laisser à nos enfants, petits-enfants ? Peut-on continuer à se mettre la tête dans le sable ?

C’est un thème qui nous concerne tous, les deux extra-terrestres ne sont que nos consciences. Un texte « drôle », philosophique, et moraliste, abordant d’autres thématiques que je vous laisse découvrir et qui nous remémore que nous avons un patrimoine en commun à préserver, et que nous sommes garant de la préservation de la vie.

Posté par karismatic à 14:40 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

07 septembre 2018

"couleurs de l'incendie" Pierre Lemaitre

 

9782226392121-x

 

Un livre prenant faisant suite à l’excellent « au revoir là-haut ». Après cette photographie du retour de la guerre 1914-1918, c’est la société de la crise de 1929, le début du nazisme, que l’auteur prend en toile de fonds du deuxième volet.

Charles PERICOURT meurt, Madeleine sa fille, hérite de son empire, et par son excès de confiance et sa méconnaissance des affaires sera ruinée. Son fils Paul, après un acte désespéré (lors des obsèques de son grand-père), devient avec sa soif de vengeance sa seule raison de vivre.

C’est un roman à la fois historique, le début d’une saga familiale, c’est aussi un ouvrage à suspens en particulier avec le plan machiavélique de Madeleine pour faire tomber ceux qui ont participé activement à sa chute ainsi qu’à celle de Paul. C’est une belle œuvre littéraire, pleines de références avérées et un peu inventées roman oblige, telle la cantatrice, cette Castafiore que Paul admirera tant !

Au fil des pages, une galerie de personnages défile, parlementaires, ouvriers, hommes d’affaires, …évoluant dans une époque de transition, au début de l’avènement d’Hitler.

L’histoire est bien construite, agréable à lire, beaucoup de moments forts, une histoire prenante. Un ouvrage dense, profonds, un tantinet noir. A lire.

58c2bd49479a455d008b45f5Pierre Lemaître

Posté par karismatic à 19:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]