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Il a fallu une rencontre dématérialisée, improbable pour que je m’intéresse à une forme de littérature que je ne côtoyais pas. Aujourd’hui, je suis ravi de publier un billet sur cette nouvelle ou novella de « Mémoire du Temps »

Odile nous plonge dans un univers de science-fiction loufoque auquel on ne croit pas mais dont on ne peut pas se détacher. Originale, bien écrite, cette histoire relève de la métaphore, et offre aux lecteurs à partir de sa légèreté de la profondeur.

L’auteure nous rappelle que nous ne sommes que les locataires de la terre et que la détruire au nom du profit et par bêtise c’est oublier qu’il y a un loyer à payer, un inventaire à faire et qu’une expulsion définitive des lieux est envisageable.

Faire appel à la prise de conscience d’individus motivés que par eux-mêmes, leurs plaisirs immédiats, et mus par la pensée altruiste « après moi le déluge » c’est une tâche très difficile à la mesure de Don Quichotte. Il reste les autres, ceux qui n’y pensent pas ou de temps en temps. Le paiement du loyer doit-on le laisser à nos enfants, petits-enfants ? Peut-on continuer à se mettre la tête dans le sable ?

C’est un thème qui nous concerne tous, les deux extra-terrestres ne sont que nos consciences. Un texte « drôle », philosophique, et moraliste, abordant d’autres thématiques que je vous laisse découvrir et qui nous remémore que nous avons un patrimoine en commun à préserver, et que nous sommes garant de la préservation de la vie.