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La vie devant soi

 

Mon premier Romain GARRY, et je regrette de ne pas avoir lu cet auteur plus tôt.

Un roman original, surprenant. Nous suivons un petit morceau de vie du jeune « Momo » un petit algérien orphelin élevé avec d’autres enfants par madame Rosa une ancienne prostituée juive.

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Nous découvrons la vie de Momo vue de sa fenêtre de 14 ans, avec sa façon de parler. Un univers marginal, pauvre, avec ses amitiés, sa philosophie, une photographie d’un milieu, une façon d’évoquer l’immigration, par les enfants victime de la vie.

C’est écrit avec humour, c’est prenant, on rit, on s’arrête sur des moments plus tendre, parfois plus durs. Un amour indestructible entre madame Rosa et ce petit garçon, entre une vieille femme juive et un jeune arabe.

Ce roman a reçu le prix Goncourt 1975, depuis le monde a changé, la misère à engendré la violence aveugle, et les peuples continuent à se détester.

 

« J’étais tellement heureux que je voulais mourir parce que le bonheur il faut le saisir pendant qu’il est là ».

 "Je me disais que ce serait une bonne chose de faite si monsieur Hamil épousait Madame Rosa car c’était de leur âge et ils pourraient se détériorer ensemble, ce qui fait toujours plaisir »

« La nature, elle fait n’importe quoi à n’importe qui et elle ne sait même pas ce qu’elle fait, quelquefois ce sont des fleurs des oiseaux et quelquefois, c’est une vieille juive au 6ème étage qui ne peut plus descendre »

« J’espère bien que je ne serai jamais normal docteur Katz, il n’y a que les salauds qui sont toujours normal »

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Romain Garry